Lorsque j’ai initié ce blog, j'avais comme intention de rendre publiques mes réflexions de coach fraîchement certifié. Je pensais que ce blog serait un blog de «coaching», de «communication», de «management».
En reprenant en 2016 l’écriture de billets sur ce blog, j’ai identifié un paradoxe : en tant que coach, je propose à mes clients des modifications de leur cadre, afin qu'émergent pour eux de nouvelles possibilités.... il est amusant de constater que je me suis appliqué, au démarrage de ce blog, l'inverse de ce que je propose à mes clients !
Conclusion : il est tout à fait possible que je traite encore de coaching, de management et de communication à l'avenir sur ce blog, comme il est également tout à fait probable que j'y parlerai de bien d'autres sujets.
Blog dans lequel il est question de communication, de musique, de paradoxes et de décalages divers
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dimanche 10 avril 2016
vendredi 8 avril 2016
Temps et Contretemps
Le contretemps est perçu de manière négative dans de
nombreux contextes : par exemple, dans votre vie, votre travail, un
évènement imprévu se produit et empêche votre projet de se réaliser :
c’est alors pour vous un problème, une source de blocage, quelque
chose qui vous empêche d’avancer. Un autre exemple : dans une conversation, vous émettez une idée
qui tombe à plat, votre intervention provoque peut-être même la consternation
de votre auditoire.
Le contretemps serait donc quelque chose d’irrémédiablement négatif, inutile, handicapant, voire nuisible ?
Le contretemps serait donc quelque chose d’irrémédiablement négatif, inutile, handicapant, voire nuisible ?
En musique, le contretemps est une rupture rythmique, aujourd'hui couramment utilisée, acceptée, et même théorisée. En jazz, ainsi
que dans de nombreux genres musicaux, l’utilisation éclairée du contretemps
donne naissance au swing. Le swing est recherché, un bon swing devient une
signature personnelle, la signature des « grands ». Le contretemps
maîtrisé n’est pas un problème, mais au contraire une source très riche de création
musicale.
Et pourtant… cela n’a pas toujours été ainsi. Pensez-vous
qu’un ménestrel ou un troubadour qui aurait joué du Duke Ellington à la cour du
roi aurait pu durer, voire même exister ?
Le paradoxe apparent de cette métaphore musicale nous rappelle que savoir remettre
en question la norme du temps programmé pourrait aider à
remettre les pendules à l’heure.
Alors ? Quel contretemps réussi osez-vous aujourd’hui
mettre en œuvre dans votre vie, votre famille, dans votre travail, pour créer
votre propre musique, et qu’elle devienne une source d’inspiration pour vous et
votre entourage ?
dimanche 8 décembre 2013
Communication paradoxale
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Communication paradoxale visuelle |
Les cas de communication paradoxale sont multiples, en voici deux illustrations :
- le message verbal et le message non-verbal sont en opposition. L'émetteur du message dit oui tout en faisant un signe de tête négatif,
- La demande impossible à satisfaire : "J'aimerais que tu me fasses un cadeau, mais je voudrais que ce soit toi qui décides de me l'offrir et non pas que tu me l'offres parce que je te l'ai demandé". Le piège est prêt à se refermer sur celui qui accepte une telle demande : s'il achète le cadeau, il manquera de spontanéité, et s'il n'en achète pas, il ne répondra pas à la demande.
Le paradoxe du Crétois me fournit une occasion d'illustrer une manière parmi d'autres pour échapper au piège de la communication paradoxale, par un recadrage de sens, ainsi que le propose Paul Watzlawick.
Epinémide le Crétois dit : "Tous les Crétois sont des menteurs".
- S'il dit vrai, alors il ment puisqu'il est Crétois, donc sa phrase ne peut être vraie;
- si au contraire il ment en disant cela, alors il existe au moins un Crétois qui dit la vérité, donc son assertion est vraie et il ne ment pas.
Tant que cette phrase est lue en lui attribuant un caractère de vérité absolue et intemporelle, il semble ne pas y avoir d'issue. En introduisant la notion de temps, il devient possible de modifier le contexte, ce qui permet de donner un autre sens à la phrase, par exemple : "Les Crétois ont toujours menti par le passé", ce qui ne signifie pas nécessairement qu'Epinémide soit en train de mentir au moment où il prononce cette phrase. Dès lors, il apparaît une issue au paradoxe.
Il peut être difficile d'échapper au piège lorsqu'il prend des formes insidieuses. La première nécessité est de prendre conscience du fait qu'on est dans un piège. Dès lors que cette prise de conscience existe, alors le recadrage de sens est une possibilité à envisager pour en sortir.
Et vous, comment vous y prendriez-vous pour déjouer le piège de la communication paradoxale ?
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