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dimanche 1 mai 2016

7 nuances de modes (1) ionien

Les comptines enfantines ne sont pas l'unique utilisation du mode ionien.
De célèbres compositeurs classiques ont fait usage de ce mode, par exemple Beethoven dans "l'hymne à la joie", ou Bach dans "Jésus que ma joie demeure" :



Ce mode se retrouve dans tous les styles musicaux occidentaux.
Une idée généralement admise est que le mode ionien est un mode "rond", presque parfait dans sa forme. Il est aussi très souvent associé au mot "joie", ce que confirmeraient les titres donnés à leurs œuvres par les deux illustres compositeurs sus-cités. 
Je pense que le mode ionien n’est pas intrinsèquement gai; ce caractère qui lui est attribué relève davantage d’une forme de grammaire musicale fixée par plusieurs siècles d’usage répété de ce mode majeur en l’associant justement à « gaîté, joie », tout au moins dans la culture occidentale. 

Bob Marley chante "No Woman no Cry", mélodie écrite en mode ionien :




Sting chante « I feel so lonely » sur une grille d'accords dont il reconnaît lui-même qu'il l'a empruntée à Bob Marley.


Sting a transformé la mélodie de Bob Marley en "autre chose". Les notes utilisées sont toujours assemblées en mode ionien, mais il utilise moins de notes dans la mélodie que Bob Marley; il se sert en outre essentiellement des notes complémentaires de celles utilisées par Bob Marley. Le résultat ne m'évoque pas la gaité. J'assume la subjectivité de mon avis : le lecteur pourrait m’objecter que mon ressenti est appuyé par la répétition lancinante et presque plaintive du mot "lonely" dans la chanson, ou encore par le choix du texte lui-même.


Sting parvient ainsi, sur un chemin aussi balisé que le mode ionien, à proposer un changement de perspective intéressant, d'autant plus que son approche, en forme de "négatif musical" de Bob Marley, est minimaliste.





jeudi 21 avril 2016

Plagiats

De qui est cette citation ? "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait".
J'ai en tête  qu'il s'agit d'une citation de Marc Twain.

En faisant quelques recherches (vive internet), j'ai trouvé une phrase attribuée à Churchill : "Tout le monde savait que c'était impossible à faire, puis un jour quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas, et il l'a fait".

En évoquant cette phrase avec un proche, ce dernier m'a affirmé: "Mais pas du tout, c'est Marcel Pagnol qui a dit cela !"
En fait, voici la phrase à laquelle il pensait, attribuée à Marcel Pagnol : "Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait."

Ce qui est remarquable, c'est que ces différentes phrases se ressemblent beaucoup, mais en les comparant entre elles il apparaît de subtiles nuances qui permettent de multiples interprétations et digressions, par exemple : "Et si ne pas savoir n'était pas l'apanage des imbéciles ? Ne pas savoir est-il synonyme d'ouverture des possibles ? Quelles limites nous posons-nous à nous-mêmes en cherchant à tout expliquer ou comprendre ?" Cela ouvre le champ de la sérendipité.

Je me suis amusé d'une phrase prononcée par Laurent Fabius en clôturant la COP21 d'un coup de marteau sec et vert : "C'est un petit marteau, mais je pense qu'il peut faire de grandes choses !"
Barack Obama n'a pas, à ma connaissance, protesté quant à l'usage de cette formule qui ressemble à la phrase prononcée par Neil Amstrong au moment de poser le pied sur la lune. En écrivant ce billet, j'en arrive à douter du fait que Neil Amstrong soit réellement l'auteur de la célèbre formule à laquelle je fais allusion.

Et pour finir, je rapporte un procédé qui peut être utilisé par les "plagieurs" en herbe, c'est le plagiat par anticipation : la technique consiste à accuser de plagiat la personne qui a utilisé la formule avant vous ! J'informe les lecteurs que j'ai d'ailleurs moi-même pioché cette idée dans Wikipédia.

Je m'attends donc à ce qu'il existe quelque part un papier (que j'ignore) qui aurait copié le contenu de mon billet.